La justice en 2008
- notre ambition s’appelle Justice -
L’administration de la justice est constituée d’une succession de maillons indispensables. Le premier est la prévention. Si nous ne pouvons empêcher la criminalité, s’ensuivent la constatation par la police, les recherches, l’enquête, les poursuites, le renvoi, la condamnation, l’exécution de la peine et la réinsertion du détenu dans la société. Chaque élément, chaque maillon de cette chaîne a son importance et en outre, il est essentiel que tous ces éléments correspondent parfaitement entre veux.
Exécution de la peine
Ces dernières années, il est apparu très clairement que l’exécution de la peine constituait l’un des maillons les plus faibles de la chaîne pénale. Si la confiance du citoyen dans la Justice a été ébranlée ces derniers temps, c’est dû en grande partie à l’exécution de la peine. Les gens voient que de jeunes criminels sont arrêtés et aussitôt relâchés. Ils apprennent qu’il existe des listes d’attente pour le bracelet électronique et qu’entre-temps, il n’y a pas de sanction. Cette situation suscite l’irritation. Les gens la perçoivent comme une forme d’impunité, comme une défaillance de la Justice.
Capacité carcérale supplémentaire
Les problèmes sont en grande partie liés à la surpopulation dans les prisons, qui a pour conséquence que des condamnés ne purgent pas leur peine ou qu’ils doivent le faire dans des conditions inhumaines. Nous constatons que pour de nombreuses personnes, la peine n’est absolument plus exécutée. Pour les alternatives à la prison, il manque un encadrement. Les initiatives récentes visant à prévenir la prison à la remplacer n’ont pas suffisamment d’impact pour le moment.
Une mesure et l’autre
La justice ne cherche pas à choisir entre deux mesures. Il faut augmenter la capacité carcérale et il faut investir davantage dans les peines et procédures alternatives. En faisant rapidement intervenir des prestataires d’aide, nous pouvons éviter que des consommateurs de drogues ne deviennent des criminels et faire en sorte que la violence intrafamiliale soit détectée à temps et qu’une solution y soit apportée, sans procédure pénale. Pour certains condamnés, la prison n’est certainement pas la meilleure solution. Mais la Justice a besoin d’un moyen de pression, également pour protéger la société.
Pas une île
La Justice ne se meut pas sur une île. De très nombreux acteurs de notre société jouent un rôle dans la prévention de la criminalité: les écoles, les associations de parents, la police, les animateurs socioculturels, les autorités locales, … Il ne faut pas s’appuyer sur eux et attendre que tout aille si mal que la Justice soit seule à pouvoir encore donner une réponse, souvent répressive. Le ministre s’efforce de mener une politique coordonnée, intégrée dans laquelle la Justice prend pleinement ses responsabilités. Mais ici aussi, la Justice ne cherche pas à choisir entre deux situations. Et enfin: la justice ne s’intéresse pas uniquement aux auteurs, mais également aux victimes. Entre eux aussi, elle ne choisit pas.
Pas une révolution
La Justice n’a pas besoin d’une vraie révolution. Mais bien d’une évolution dynamique et d’une réforme. Nous n’allons pas légiférer à tour de bras. Nous voulons que les lois qui existent puissent facilement être appliquées. Et qu’elles fonctionnent. Nous voulons une bonne gouvernance, un management professionnel et à cet effet, nous créons les outils adéquats. Cette année-ci, nous entamons déjà la réforme de l’organisation de la Justice. Cette réforme passe notamment par la mesure de la charge de travail, l’informatisation et un statut clair pour le personnel.
Ambition
La police a été réformée et fonctionne bien mieux qu’avant la réforme. Aujourd’hui, la Justice doit opérer un important mouvement de rattrapage. La note de politique générale 2008-2012 explique comment nous envisageons celui-ci. Nos objectifs sont clairs et mesurables. Notre politique est transparente. Notre détermination est grande. Notre ambition s’appelle Justice, une Justice accessible, où chaque est égal devant la loi, où le management est efficace et où l’exécution des peines est crédible.
Cliquez ici pour découvrir la déclaration de politique Justice 2008
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